Présentation
I find it hard to tell you, I find it hard to take
When people run in circles, It's a very, very
Mad World"

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Et la personne sur qui j'ai gribouillé c'est Tristan mon petit frère =)
(Isolation-Cha)Et c'est toujours
quand tu dors
que j'ai envie de te parler...
Je me sens si seul ce soir
Tu es là pourtant dans mon lit, dans ma nuit
Je f'rais mieux d'me coucher contre ton corps
Au lieu d'rester là à fumer encore et encore
Mais tu sais, pour moi
Y a des choses simples qui n'le sont pas...
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Comme un lamentin qui s'lamente
Dans les eaux troubles du manque
J'ai la mort aux trousses qui me fout les foies
Qui me hante, qui me tente
Qui me vante son antre
Et combattant immobile
J'écoute bouillir mon sang, ma bile
Et battre à mes tempes
Le décompte du temps
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que j'veux pas crever...
Et la nuit s'éternise
Et moi j'penche comme la tour de Pise
Fatigué sur un dernier dessin
Encore un qui raconte que j'me sens pas bien
Alors j'ai sommeil, mais j'veux pas dormir
Alors je veille, je sais qu'un jour tu vas partir...
Parceque c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Et le bleu du p'tit matin me délivre enfin
Et je fume mon dernier joint
Et c'est déjà demain...
(Mano Solo)

Le 15 Janvier 2007
Dans ma tête je cherche quelqu’un à qui je pourrai expliquer
Expliquer quoi que l’on naît tout seul
Et que plus ça va plus ça s’arrange pas
En choper une ou plutôt un
Laisser se déverser la rancune
Me faire voler tout ce que je crois
Je suis pauvre de cet espoir qu’on m’a volé
Ils s’en sont peut-être peint et badigeonné la face
Comme un clown dans sa loge
Ils s’en sont sûrement foutus des tonnes
Empiffrés la gueule de mon espoir déjà vacillant
Jusqu’à crever d’une crise de foie
Ils se sont explosés les boyaux
De mon aura de misère
Innocence rampante
Et âme amère
Par gourmandise sarcastique
Mais le vicieux burin de la vérité
D’un coup viendra tout exploser
Alors les éclats m’ont blessée
Et sont restés incrustés
Ils ont formé une infection purulente
Une infection qui bave la mort
Et qui s’infiltre partout
Lentement ironiquement lucidement à travers mes veines
Comme un essaim de parasites amusés par leur cruauté
Alors j’essaye de la cacher
Mais parfois elle revient de force
Imbibe tout et m’engloutit avec elle
A travers un lourd manteau de rouge et de noir.
Maintenant je sais plus trop où je vais,
Je crois qu’un noir mur fissuré m’arrive en pleine gueule
Et en direct de nos cerveaux
A tous les deux
Le mur arrête tout
Le flot de haine de pus et même la chaleur du creux de tes bras et de ton ventre
Je sais plus trop.

Qu'il s'est arraché de mon corps
Il m'a laissé là
Sur le bitume
Emplie de vide et d'amertume

Les médocs? Les médocs !
Encore les médocs, et pourquoi pas toi, hein??
Et ce sont tes médocs qui m'aiment, aussi !??
La souffrance est liée à l'amour, on ne peut pas les séparer, ou alors on les détruit.
Comme des siamois attachés par le cervelet.
La souffrance est donc tienne. Et tu tentes de l'infiltrer en moi, même inconsciemment.
J'ai l'impression d'être dans un minuscule cube de verre suspendu dans le vide, à regarder les gens être heureux à la mer.
Et pour moi le noir ne disparaît jamais.
Je reste volontairement enfermée dans mes souffrances mises à nu.
Maladivement, comme si je ne pouvais pas ressentir la vie autrement.
Pourquoi faut-il que je tombe perpetuellement amoureuse de la souffrance, qui finit par s'incruster à l'intérieur de mes veines, comme le pire des poisons?
Le graphique de la passion équivaut à un suicide.



